Antarctique Marathon et 100kms 2010

En début d’année je voulais faire 3 marathons en France et 1 à l’étranger, je voulais aussi que l’année qui allait me faire basculer chez les vétérans 3 c’est-à-dire les 60 et plus (, eh oui les années passent très vite déjà 17 ans que j’use mes baskets sur les routes du monde) soit un peu plus riches en km.

Dans quelques jours nous passons sur 2011 nous sommes le 19 Décembre et nous arrivons à l’hôtel de retour l’Antarctique un endroit magique, je me répète je le sais mais j’ai tellement eu le privilège d’avoir pu courir à deux reprise sur ce continent que je ne trouve plus d’autres mots.

Le mardi 14 je prenais part au départ du marathon ,la température n’étais pas très basse je pense qu’un moins 15 ou17° devait être affiché au baromètre ,nous étions au environ de 40 à 45 à prendre le départ pour cette course avec sur la ligne de sacrés concurrents ,de tous les continents et tous avaient un palmarès hors du commun, des centaines de marathons pour certains ,des iromans pour d’autres des courses de 100 et 200milles pour d’autres des podiums sur des marathons classiques ,comme le Taïwanais qui à terminé 2ème au marathon de Tokyo ,enfin des pointures ou des bon clients .Avant le départ puisque cette année encore nous sommes restés coincés 3 jours à Puntas Arénas avant de pouvoir s’envoler ,j’avais lu les CV des coureurs que Richard Donovan avait mis sur le site chacun avait son petit exploit à son actif.

Je ne partais pas battu mais moi qui avait un objectif des finir au moins dans le top 10 je revenais sur terre et me disais tout simplement que finir dans les 20 ou25 serait pas mal et même très bien .

Le départ est donné et la course est lancé, pour une fois je ne partais pas comme un fou, je me retenais un peu d’autant plus qu’il n’y avait pas eu de gros échauffement, je me retrouvais vite à la 10 ou 12 ème place et ce n’est qu’a partir du 5ème km que je commencé à remonter.

Après le 10ème je me retrouvai en 3 ème position, place que je garderais avec TOMMY jusqu’au semi et même jusqu’au 25ème km passage au ravitaillement du camp de base et c’est a ce moment la de la course que je vis passé Bernardo, tous les trois nous avions 6 minutes de retard sur le premier le Belge.

Après deux de thé et un biscuit je repartais de plus belle et Tommy ne me suivais plus je ne sais pas pourquoi mais il n’avançait plus l’effort qu’il avait produit sur la neige l’avait épuisé.
Il me restait 17km à faire et le trou était fait entre moi et le 4ème mais j’avais toujours cette retenue de ne pas trop accélérer peur du mur des 35 j’en gardais un peu sous la semelle comme on dit dans le jargon de la course à pied .Le temps était au beau ,pas de vent, pas trop froid mais une mauvaise neige ,molle par endroit ,pas d’appuis ,pas de glace et pas à l’avantage avec mes chaussure à pointes que j’avais eu la chance d’avoir par l’intermédiaire du Marathonien Sport une paire de chaussure en échantillon pour l’hiver 2011 remise par Asic .J’airais préféré qu’il fasse 10° de moins et la je pense que j’aurais eu un certain avantage sur les autres et pouvoir aller les chatouiller .A l’approche des 35 une petite envie dans un coin de ma tête est venue ,et si j’essayer d’aller chercher le second et peut être le premier qui avait fait un gros effort pour remonter à la première place alors qu’il était très mal parti, le second lui n’était autre que l’ancien vainqueur de 2009 sur le marathon et vainqueur du 100km en 2008 ,Edouardo lui avait fait des siennes aussi en 2007 ou 2008 je ne me souviens plus.

C’est donc en 3ème position que je passais les 35km au 2ème C.P il me restait 7km et en me retournant je vis qu’il n’y avait personne derrière moi ,et c’est la que vous faite l’erreur ,jamais ce retourner ,continuer sa course ne pas s’occuper des autres cela vous évite de ralentir sous prétexte que personne ne vous vous poursuit ,on se relâche un peu ,on récupère mais aussi on perte le rythme et la cadence ,le second je ne pouvais plus aller le prendre ,il ne ralentissais pas il était bien mieux que moi qui s’en m’en rendre compte je ralentissais énormément ,et ce qui devait arrivé ,arriva je me fis passer par Steve l’Américain qui 2 ou 3 km avant c’était arrêter pour marcher que j’avais même attendu et marché un peu avec lui ,lui ne m’avait pas fait de cadeau et à 1km de la ligne il accéléra et me laissa sur place ,à ce moment la de la course je n’avais plus les moyens de donner un coup de rein pour le reprendre ,une 3ème place qui pris sans les honneur car depuis l’arrivée tout le monde avait vu son manège et lui on dit que c’était pas digne d’un marathonien qui avait 116 marathon au tableau d’agir de la sorte surtout en ayant 25ans de moins que moi et c’est donc en 4ème position que je franchissais la ligne d’arrivée, très fier et très heureux en regardant derrière moi la qualité de mes poursuivants.

100KM dans la glace

LA COURSE DES MALADES

100 KM 1 jour après un marathon et 4h de sommeil un départ à 22h une nuit blanche de plus.

Au départ nous devions être autour de 15 ou 20 ,et ensuite il y à eu des blessés ,des désistements ,certain on préférer reprendre l’avion de peur de resté bloqué par le mauvais temps et de passer Noël sur place ,c’est donc à 6 que nous nous sommes retrouvé sur la ligne un moment inoubliable ,6 coureur 6 nationalités différentes ,un Roumain ,un Twain ,un Anglais ,un Australien, un Brésilien un Français et une belle photo devant chaque drapeaux pour immortalisé ce moment.

Le départ est donné et tous nous partons tranquillement sans accélérer, dans cette épreuve tout le monde se craignaient donc personne n’oser partir, et ce n’est qu’a partir du 10 km que Bernardo démarra, suivi de Tommy et de moi-même, les trois autres resté derrière et toute la course se passa dans ses positions. Dans cette course nous avons eu un temps de merde ,rien a voir avec le marathon, après le départ au 8ème km nous avons du affronter le vent et de face pendant 5km ensuite nous l’avions sur le coté et pour finir dans le dos ,alors vous allez dire c’est bon ca pousse ,oui mais quand le vent est froid qu’il fait une température de moins 18 ou Moins 20° il ne faut surtout pas ralentir et pas de passage d’air dans les tenues ,mais ce vent ,le même qu’il avait fait les nuits précédentes ,il vous soulève la neige ,que vous prenez en plein face, il forme des tas de neige au milieu de votre passage sur lequel vous vous enfoncé jusqu’au Tyia ,vous épuisant ,ou vous solliciter les muscles des cuisses ,pour relever la jambe et repartir ,vous perdez tous vos appuis ,la cagoule qui gèle que vous avez envie de lever ou de descendre parce qu’il vous semble que vous seriez mieux sans ,les lèvres qui commences à vous brûler ,la buées dans les luettes qui vous obliges à les enlever pour les nettoyer et tout cela bien sur en essayant de courir, c’est ca aussi les courses de l’extrême on souffre mais on est content sinon à quoi bon venir ici ,on trouve ce que nous sommes venue chercher ,il fallait voir la tête de chacun lorsque nous sommes descendu de l’avion et que nous avons vu ce temps et ce vent, cette neige nous venir dessus par rafales ,nous étions tous comme des gamins heureux. Au 30ème je revenais sur Tommy qui apparemment avait un problème je restais avec lui et lui demandé de s’accrocher ,ralentissant quand je voyais qu’il arrêtait et marché ,et ensemble nous repartions de plus belle ,c’est ensemble que nous passions la seconde boucle et ensemble que nous passions la dernier soit les 75km mais l’écart entre lui et moi se faisait de plus en plus grand il n’arrivait plus à suivre ce qui me permis de marcher et de récupérer il n’était plus question de Bernardo qui lui avait pris le large et je ne le voyais plus ,je savais qu’il allait faire un temps canon.

Les problèmes pour moi on commencés au 70 ème au CP 1 ,je ne sais pas pourquoi mais lorsque j’ai voulu boire j’ai eu la mauvaise idée de mélanger de l’eau chaude avec du jus de fruit en poudre et la catastrophe j’ai tous vomis a plusieurs reprises je n’avais plus rien dans le ventre et impossible d’avaler quelques chose ,ni de liquide ,ni de solide et la à commencé les problèmes ,tout d’abord en sortant je vis Tommy qui était la et comprenais que je n’allais pas ,et au lieu de partir après son ravitaillement il restait avec moi et à son tour il me tirait et je repartais un peu mieux car je n’avais plus de poids sur l’estomac que je sentais depuis quelques temps mais en sachant que si je ne pouvais rien prendre au prochain ravito j’allais le payer cash et c’est pour cette raison que lorsque je ne l’ai plus vu derrière moi après le dernier passage je ne crier pas victoire ,je savais que j’allais être à cour de carburant sur la fin quand je ne sais pas mais à un moment ou a un autre j’allais payer ,surtout que ne n’avais pu boire qu’un peu de Coca sans rien manger.

Au 85km Tommy était la derrière moi ,il ne lâchait rien ce minot ,mais toujours une mentalité de sportif, il resta avec moi pendant 4ou5km et ce n’est qu’au km 90 que je lui fis signe de partir je n’avançais plus et qui prenne cette 2ème place qui méritait plus que moi .Cette fin de course à été très dure je ne pouvais plus courir et pourtant à 4km de l’arrivée un sursaut lorsque un caméraman brésilien sur une moto des neige et venu pour me filmer, l’orgueil du coureur ou je ne sais quoi mais la force mais revenu pour repartir et merci à eux cela ma permis de passer la cote assez rapidement sans marcher mais en courant .

C’est avec un grand soulagement que je passais la ligne d’arrivée, jamais un instant je n’avais pensé à abandonner, je me souvenais trop de la Badwater 2008, et je me disais c’est terminé, comme à chaque fois j’avais un pincement au cœur, c’était déjà terminé, je pensais à toutes ma famille et mes amis qui allait être fier de moi et surtout à Sylvie qui toujours inquiète devait être à coté du téléphone pour attendre les nouvelle et enfin être soulager.

Dans cette aventure qui pour moi était le seconde ,je retiendrais deux choses ,la première est ,que contrairement à 2006 je n’avais pas gagné mais cette 4ème et 3ème place était plus belle ,le respect des autres coureurs envers moi était inoubliable ,mais ca on ne peut pas le raconter cela ce vie sur place et à l’instant, la seconde et l’ambiance qu’il y eu ,je n’avais pas connu ca en 2006 ,un exemple ,sur le 100km au 30 èmè j’ai perdu mon dossard je n’arrivais à le remettre c’est Bernardo qui c’est arrêté et ma aidé ,c’est pas beau ca !!!!!!

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